Position du MEEDDM sur la PAC après 2013 : Une contribution légitime et utile au débat
8 novembre 2010 • Rubrique : Après 2013, L'avenir de la PAC, La PAC en France, Paiements directsLa contribution du ministère du développement durable sur la PAC après 2013 a fait pleuvoir des réactions de la part du monde agricole. La plupart hostiles.
De manière autoritaire, les centrales syndicales, consulaires et coopératives ont rejeté un « écart de conduite institutionnel » (FNSEA), dénoncé qu’il n’y ait « aucune vision économique réaliste » (Coop de France), se sont demandées « Qui parle au nom de la France ? » (APCA) ou encore fustigé un « parisianisme » (JA).
Dans ce concert de critiques unanimes, seule la Confédération paysanne a salué « une avancée formidable [que] de lier les soutiens publics à l’actif et à l’emploi. » Ce qui effectivement n’est pas rien.
La PAC doit-t-elle rester en France le pré carré du ministère de l’agriculture et de la profession agricole ? Au yeux de la FNSEA ou de l’APCA, Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno ne seraient pas légitimes à exprimer publiquement leur vision de l’avenir de la PAC. Cette dernière est en France, un sujet hautement sensible qui n’est pas « grenello-compatible » aux yeux des forces conservatrices du monde agricole.

